Tout en réalisant vos premiers semis de courgettes, vous vous imaginez déjà en train de savourer ces délicieux légumes d'été… Il est vrai que leur chair délicate se prête à de nombreuses recettes. En salade, en tarte, en gratin, ou dans la ratatouille, les possibilités culinaires que nous offre cette cucurbitacée sont variées. Bien loin de limiter leurs bienfaits à la flatterie de notre palais, ces légumes possèdent également des vertus diététiques non négligeables. Ils sont en effet riches en nutriments essentiels tels que le fer, le magnésium, le potassium et la vitamine B9. Sachant qu'un pied peut produire jusqu'à huit fruits et qu'il réclame peu d'entretien, il serait dommage de ne pas en profiter ! Pourtant, faire pousser des courges n'est pas aussi simple que l'on pourrait le croire… Si vous constatez que vos plants prennent une coloration blanchâtre, il s'agit bien de l'un des fléaux les plus fréquents du potager : l'oïdium ! Comme tout bon champignon qui se respecte, cet organisme fongique adore l'humidité ! Si vous voulez en savoir plus sur cette maladie qui touche aussi les potimarrons, les concombres et les melons, alors suivez ce lien.

Comment arroser les plants de courgettes...

Un peu de botanique…

La courgette ou Cucurbita Pepo appartient à la famille des cucurbitacées. Elle nous vient de la courge, initialement cultivée en Amérique centrale depuis des millénaires. Sa consommation en Europe débute au 18ᵉ siècle en Italie. De nos jours, il existe de nombreuses variétés. On en trouve de toutes sortes : rondes, allongées, vertes, jaunes, et bien d'autres encore… Si votre jardin n'est pas très grand, je vous conseille les courgettes non-coureuses qui peuvent même être cultivées en bac.

Vous pouvez semer les courgettes en serre chauffée ou intérieure dès le mois de mars et en pleine terre à partir de mai. Avant de procéder au repiquage, assurez-vous que les gelées soient bien terminées ! En effet, ce légume ne supporte pas les températures négatives ! Suivez ce lien pour savoir comment éviter les mauvaises surprises engendrées par la météo. Comme la plupart des légumes d’été, la courge raffole de la chaleur. Offrez-lui donc une exposition ensoleillée !

Constituée à 90 % d'eau, elle est réputée pour boire beaucoup. Il est donc essentiel de veiller à ce que la terre reste humide. Afin de conserver la fraicheur du sol, vous pouvez réaliser un paillage. Ce dispositif présente aussi l'intérêt de limiter l'apparition de mauvaises herbes. Autre avantage, grâce à ce procédé les fruits n'entrent pas en contact avec le sol, et ne se dégradent donc pas. Enfin, si vous êtes adepte de la permaculture, sachez que la courgette est souvent associée au maïs et à la laitue. N'hésitez pas à utiliser cet outil pour organiser vos emplacements.

Comment bien arroser ses pieds de courgette ?

Vous l'avez certainement compris, l'environnement apprécié par les courges est sensiblement le même que celui de l'oïdium ! Alors comment procéder pour satisfaire les besoins d'hydratation de notre légume sans en faire profiter ce vilain champignon ? 

Comment arroser les plants de courgettes...

En premier lieu, sachez que ce dernier se fixe sur les feuilles de son hôte. Mieux vaut donc veiller à ce qu'elles ne soient pas mouillées. Personnellement, je réalise 2 à 3 arrosages abondants par semaine. Évidemment, si le temps est pluvieux il est préférable de s'abstenir ! Si vous avez paillé vos plants, vous pouvez dans ce cas sortir votre arrosoir un peu moins souvent. 

Il est préférable d'utiliser de l'eau qui n'est pas trop froide, car comme évoqué plus haut, la courgette apprécie la chaleur. Surveillez aussi les signes de déshydratation ! Si vous constatez que le feuillage de vos cucurbitacées devient tombant, c'est qu'il est temps de leur donner à boire !

Comment se prémunir de l'oïdium ?

Pour prévenir l'apparition de l'oïdium, vous pouvez :

  • Traiter vos plants de courgettes avec du purin de prêle. Cette plante qui pousse dans les champs et les fossés possède de nombreuses vertus, dont celle d'être un excellent fongicide. Pour le réaliser, hachez 1 kg de ce végétal et ajoutez-y 10 litres d'eau. Laissez ensuite macérer pendant 8 à 15 jours. Une fois la fermentation achevée, filtrez votre mélange et aspergez-en les feuillages tous les 10 jours. 
  • Penser à bien espacer vos plants pour éviter que le champignon ne se propage. Les éparpiller dans votre jardin est peut-être moins pratique pour la cueillette, mais cette façon de faire permet d'éviter bien des soucis en ce qui concerne ravageurs et maladies, peu importe le légume cultivé !
  • Différer vos repiquages. Pour ma part, j'ai l’habitude de replanter des pieds au mois de juin. Ce petit stratagème me permet de profiter de ces délicieux légumes jusqu’à fin septembre voire octobre si le temps est clément.

Et si l'oïdium est déjà là ?

Tout d'abord, commencez par retirer les feuilles déjà atteintes pour que la maladie ne se propage pas. Vous reconnaitrez facilement les plants attaqués par le champignon grâce à la "poudre blanche" recouvrant ses feuilles. Vous pouvez aussi les asperger d’un mélange à base de lait. Pour cela, diluez-en 1/2 litre dans 4.5 litres d'eau. Pulvérisez ensuite les feuillages une fois par semaine. L'année dernière, j'ai réalisé ce traitement qui a très bien fonctionné. Le champignon n'a pas totalement disparu, mais ses effets ont été nettement ralentis. J'ai donc pu récolter mes légumes jusqu'à la fin de la saison.