Facile à cultiver et à conserver, reconnu pour ses qualités gustatives mais aussi ses propriétés médicinales, le thym est la star des marinades et des barbecues. Cette petite plante très odorante aux senteurs de Provence a toute sa place au potager, ou même sur un balcon. On vous dit tout sur le thym.

Petit végétal arbustif très commun sous les climats chauds et ensoleillés, le thym est facile à identifier. Il dépasse rarement les 30 centimètres de haut, et de petites feuilles isolées piquées autour de ses branches fines exhalent son incomparable parfum lorsqu’on les froisse. Un parfum dont les arômes peuvent varier en fonction de la variété cultivée.

Un proche cousin de la lavande et de la menthe

Thymus Vulgaris, c’est son nom scientifique, fait partie de la famille des lamiacées, qui englobe également la menthe, la sauge et la lavande. Il en existe près de 300 variétés, dont le célèbre serpolet. Le thym est extrêmement rustique. Il se cultive quasiment n’ importe où et de toutes les façons. Peu exigeant, il trouve sa place dans les sols pauvres, très calcaires, secs et rocailleux mais il s’accommode aussi très bien d’un pot ou d’une jardinière au substrat léger et bien drainé.

Comment faire pousser du thym

Un semis et une culture simplissimes

Il n’est pas forcément nécessaire d’ameublir profondément la terre avant de procéder au semis, qui se réalise très facilement dès le début du printemps. Choisissez l’endroit le plus ensoleillé du potager ou du jardin et semez les graines par pincées, en ligne ou en poquets espacés de 10 cm de tous côtés, et à une profondeur de 1/2 à 1 centimètre. Veillez à ce que la terre reste humide jusqu’à la levée, qui prend environ 2 à 3 semaines selon la température. Idéalement, celle-ci doit être maintenue au-dessus de 15 degrés en permanence.

Dans les régions plus fraiches, il est conseillé de semer d’abord en pot sous abri chauffé, afin de faciliter la levée. Les jeunes plants de thym pourront ensuite rejoindre leur emplacement définitif dès la mi-mai, après la fin des gelées, ou pourquoi pas, rester dans leur pot. En permaculture, on l’associe à d’autres plantes sèches, comme le romarin ou le laurier, pour protéger choux, fraises et rosiers des attaques de la piéride.

Une petite plante peu exigeante

Le thym se ressème spontanément. Sa floraison débute en mars et s’étale sur plusieurs semaines, parfois jusqu’en juillet. Ses minuscules fleurs blanches ou roses, très odorantes, font le bonheur des insectes amateurs de nectar et de pollen. Comme le reste de la plante, ces petites fleurs sont comestibles, mais il vaut mieux en laisser quelques-unes afin qu’elles produisent des graines qui pousseront au printemps suivant. Votre plant de thym aura besoin d’eau pendant la floraison. Veillez à l’arroser régulièrement, mais sans excès, en prenant soin de laisser la terre sécher entre deux arrosages.

Comment faire pousser du thym

Il ne demandera que peu de soins, si ce n’est pendant la première année de sa vie. Ensuite, il conviendra simplement de tailler les branches mortes en fin d’hiver, pour laisser passer la lumière et faciliter la croissance des pousses de l’année. Son seul point faible, c’est l’excès d’humidité, qui peut provoquer l’apparition de maladies cryptogamiques, comme l’oïdium ou le botrytis, et qui peuvent apparaitre même sur des sujets cultivés en pot.

Aussi bienfaisant qu'il en a l'air

Vous pourrez commencer à cueillir votre thym quelques mois seulement après la plantation. Ne coupez que des parties vertes et jamais plus de la moitié de la longueur des branches. Coupez-les une par une, de préférence en utilisant de petits ciseaux. Chaque branche coupée devrait donner lieu à l’apparition d’au moins deux nouvelles branches.

Il s’utilise ensuite frais ou sec, pour aromatiser les plats, mais aussi pour ses propriétés thérapeutiques. La plante contient en effet 3 composés chimiques naturels actifs. Ce sont le linalol, le géraniol, et le thymol, des phénols dont les propriétés antispasmodiques et antiseptiques font du thym un excellent digestif et un dentifrice naturel très efficace. C’est aussi pourquoi il est couramment utilisé pour mariner des viandes en cuisine, notamment le gibier, qu’il parfume mais qu’il désinfecte également.

Absorbé en infusion, il est réputé calmer les toux sèches et stimuler l’activité intellectuelle. Mais attention à ne pas dépasser 50g par jour, au-delà, le thymol peut devenir toxique. Et si votre récolte est exceptionnelle, tentez le bain au thym ou la lotion tonique capillaire. Il n'y a là aucun risque de surdosage.