5 astuces pour bien démarrer un potager en montagne !
Lorsqu’on habite en montagne, on peut se demander s’il est possible d’avoir un potager. Même si les contraintes sont nombreuses, la réponse est oui. Il est tout à fait possible de cultiver un jardin en montagne. Voici 5 astuces pour bien démarrer.
Première astuce : tenir compte du climat et de la configuration de son terrain
Bien évidemment, le climat a un impact sur l’installation d’un potager en montagne. Il faut tenir compte des hivers longs et rigoureux, des vents et des pluies violents et soudains, des orages qui surviennent brusquement en été et du gel. En montagne, le temps des semis, des plantations et des récoltes n’est pas le même qu’à de plus basses altitudes. Un calendrier est disponible pour s’aider à les planifier. L’air se rafraîchit en moyenne de 0,6°C tous les 100 mètres.
Le climat n’est toutefois pas l’unique facteur à prendre en compte et si on veut réussir ses récoltes, il convient de considérer également la configuration naturellement en pente de son terrain et son sol peu fertile. À cause des températures basses, l’activité biologique est limitée, le sol est fragile avec une tendance acide. De plus, sa fertilité diminue à mesure qu’on monte en altitude.
Deuxième astuce : opter pour une bonne orientation
L’observation de son terrain est primordiale pour trouver l’emplacement idéal. Une orientation nord sud est la meilleure car son exposition ensoleillée et chaude dure plus longtemps. N'hésitez pas à tester notre outil de création de plan qui est disponible pour s’aider à aménager son jardin.
Troisième astuce : optimiser son terrain
Traditionnellement, dans les zones montagneuses du sud, on crée des restanques pour avoir une surface cultivable. Une restanque est un terrain en terrasse délimité par des pierres sèches récupérées à proximité. Cette technique, tombée en désuétude, rencontre à nouveau de plus en plus d’adeptes grâce à son côté esthétique et son utilité. Un terrain très escarpé bénéficie de cet agencement qu’il est possible de recréer chez soi.
En effet, nul besoin de pierres sèches pour agencer son terrain en terrasses, aussi appelées paliers. Des rondins, des plessis, des planches, etc. font également l’affaire. L’utilité des paliers est éprouvée depuis longtemps. La terre est tenue et ne dévale pas la pente, le sol est plus riche et on peut cultiver des plantes plus fragiles et plus exigeantes.
Quatrième astuce : protéger ses cultures
Une bonne manière de débuter les semis plus tôt est d’utiliser les couches chaudes et les châssis. Beaucoup de jardiniers de montagne protègent leurs plantations avec des tunnels et des cloches. Très pratique aussi, la serre présente l’avantage de protéger contre les intempéries et de jardiner à l’abri. Les autres solutions pour protéger son potager sont d’installer une haie brise-vent et de pailler ses plantations.
Cinquième astuce : choisir des variétés adaptées
Vu le climat rude de la montagne, il est préférable de choisir des variétés rustiques, plus robustes, et plus résistantes. On dit qu’il faut oublier les légumes comme l’aubergine ou le melon qui nécessitent de longues périodes de chaleurs. Pourtant, il est tout à fait envisageable d’en cultiver avec le bon matériel. J’ai connu un maraîcher en montagne qui cultivait des avocats ! Une autre bonne idée est d’opter pour des variétés précoces.

